"Ce n'est que le début de l'aventure" : voilà ce qui a été célébré le 12 décembre dernier à la Mairie du Xième arrondissement de Paris. Une fois de plus, une nouvelle promotion quitte le nid Mode Estah, et c'est, riches d'un savoir-faire et de solides connaissances, que ces jeunes étudiants s'apprêtent à arpenter l'univers de la mode. 
Plus qu'une célébration,  la remise des diplômes est l'occasion de mettre en place un véritable exercice à visée pédagogique. Les étudiants en 3ème année de Fashion Business, qui se destinent au métiers du Marketing et de la Communication ont pu avoir une première expérience dans la production et la coordination événementielle

Une nouvelle ère 

Après avoir appris, décrypté, et expérimenté la Mode en compagnie de professionnels aguerris, il est temps pour les étudiants de transformer leurs savoirs en outils concrets afin de réaliser leurs rêves. Rien de léger dans cet événement au cour duquel la prise de parole de la directrice nous rappelle à quel point il est important de s'extraire d'une définition de la Mode comme frivole. Véritable industrie, la Mode et le Luxe restent les secteurs économiques parmi les plus puissants du territoire français.
En présence du Premier Adjoint de la Maire du Xème arrondissement, les discours sur la Mode prennent une autre ampleur. Cet accueil symbolise toute la légitimité de la Mode comme industrie culturelle.

Au délà des vêtements, la mode nous fournit des manières d'êtres.


Prêts pour le défilé? 

Pour les étudiants de la 3ème année Fashion Business, l'organisation de la cérémonie de la remise des diplômes est un pas de plus vers le défilé qui se tiendra le 6 février 2019. En se confrontant au terrain, ils ont pu se préparer à toutes les embûches rencontrées lors de la création d'un événement. Désormais, les longues heures de travail intense, les semaines pleines de rebondissements n'ont plus rien d'exotique pour ces futurs professionnels qui s'orientent dans un domaine ou la flexibilité reste le maître mot. Rigueur et pugnacité sont des qualités essentielles pour faire advenir un événement à la hauteur. Pour cette date, tout s'est enchaîne dans une fluidité qui a enivré l'ensemble de la salle : pari gagné !



Représenter l'école, mettre en valeur les compétences de chacun et célébrer les passages de la vie : autant de valeurs chères à l'école qui vous donne rendez-vous pour son défilé le 6 février prochain !


Pour la 9 ème année consécutive, l'école Mode Estah organise son Concours Jeunes Talents : un élan pour permettre à tous les jeunes intéressés par la mode d'affirmer leurs rêves et désirs. À la clé, un premier prix d'une montant de 10 200 euros et une place au sein de l'établissement. 
La mode est un précieux écrin de créativité qui permet à la France de resplendir à travers le monde. Si le métier de créateur est rempli de mythe, transformant le rêve en une illusion inaccessible, Mode Estah est là pour vous accompagner et vous fournir des clés théoriques et pratiques pour conjurer le sort. Donner vie à vos ambitions et en faire des plans de carrières concrets: telles sont les véritables récompenses de ce concours !
Envie de d'en savoir plus ? 


Pourquoi un concours?
Mode Estah est avant tout une école de mode à votre écoute. Des professionnels issus des différents pôles de l'industrie de la Mode pourront vous éclairer tout au long de votre parcours.
Mode Estah est également un espace de dialogue. Ainsi, c'est à vous de nous proposer vos projets, de nous dire qui vous êtes, et ce que la mode de demain sera.
Le concours devient alors un espace de rencontre autour de projets. Chaque années, c'est enrichit de nouvelles visions de la mode que les promotions s'augmentent. La variété des profils ne cessent de s'agrandir prouvant un véritable intérêt envers les métiers de la création. Venant de toutes filières, les participants au concours Jeunes Talents ont travaillé l'an dernier autour de Paris. La Tour Eiffel, le Louvre se retrouvaient aux détours des imprimés. Le savoir-faire couture parisien, en ressort modernisé. 

Informations sur le concours

Retour sur quelques modèles de la finale 2018 :
                                                                              
Plus que jamais le futur est au centre des préoccupations de la mode. Cela se traduit dans les couleurs des vêtement ou dans les mises en scène utilisées dans les défilés. Les dernier Show croisière Dior Homme est encore un bel exemple de ce geste. Kim Jones a collaboré avec l'artiste Japonais Hajime Sorayama pour créeront scénographie qui rend hommage à l'esthétique futuriste.  Preuve que la mode est au carrefour des arts. Elle l'a toujours été. Les ponts ne demandent qu'a se consolider. Alors que vous soyez plutôt attirés par les arts classiques, l'art moderne, la mode urbaine; que vous ayez un profil littéraire ou scientifique : nous attendons avec impatience vos propositions. 






La transition numérique préoccupe l'ensemble du monde du Luxe et de la Mode. Comment communiquer de manière efficace envers des consommateurs aux habitudes de plus en plus changeantes ? Comment répondre au besoin d'immédiateté ? 
Avant de se poser toutes ces questions, il semble indispensable pour les étudiants de s'initier aux différents métiers de la Mode. Leurs histoires, leurs évolutions majeures et les acteurs importants de la profession sont les permisses à toute réflexion sur l'avenir d'un métier.
Les mannequins et les couturiers : les figures le plus médiatisés du milieu de la mode. Pourtant sans acheteurs, producteurs, communicants et distributeurs, la Mode ne serait pas un phénomène d'une telle ampleur.

Les élèves de Fashion Business ont eu l'occasion de questionner Damien Testu, RP chez l'agence Parisienne Totem. Son quotidien, les avantages et les inconvénients du métier : tout a été abordé sans aucun tabou. 

"Devenir RP, ce n'était pas mon destin initial." 

Depuis 2 ans, Damien Testu gère plusieurs marques au sein de l'agence Totem. Fondée en 1992 par Kuki de Salvertes, Totem est une agence de communication qui promeut des marques à l'international. Kuki de Salvertes est reconnu pour son flair : c'est lui qui déniche Raf Simons, Jérémy Scott ou Olivier Theyskiens alors qu'ils débutent.
Damien entre dans l'agence dans le cadre d'un stage " Je ne connaissais pas particulièrement Totem. J'ai beaucoup appris sur la mode auprès d'Elisa Palmer, chef des relation presse. Elle m'a fait confiance et m'a laissé prendre des initiatives." Une expérience enrichissante qui apporte de la reconnaissance à Damien. Il ne lui faudra que peu de temps pour comprendre que ce métier est en réalité une carrière qui lui convient " J'ai eu d'autres expériences, notamment dans le secteur de la beauté (...) cela ne me convenait pas. Je suis revenu chez Totem ! ". En charge du défilé  A Romance was Born et de plusieurs marques, Damien fait rapidement ses preuves. Il souligne " Il s'agit pour chaque agence de RP, d'un travail particulier. Nous couvrons plusieurs marques. Ce n'est pas le même travail que d'être RP au sein d'un grand groupe". Ici, plus de découvertes, de rencontres sont permises. En ce renouvellement de façon constante, l'agence se maintient dans l'avant garde. Ainsi les différents membres de l'équipe doivent maintenir une grande flexibilité.

"Une journée type ? Toutes les journées sont différentes ! C'est ce qui est stimulant ! "
Totem prend désormais en charge des marques de beauté et de bien-être. "Un nouvel exercice, qui permet de rencontrer d'autres acteurs du secteur". En plus de marques coutures ( Gyunel, Xuan), d'accessoires ( Therry Lasry) et de menswear Totem organise de nombreux événements. 
Damien rappelle aux étudiants qu'il y a plusieurs champs d'actions à couvrir : les stratégies éditoriales avec les médias papiers et numériques, l'organisation d'événements (comme les défilés pendant la Fashion Week), l'organisation de partenariats avec des marques, mais également le travail avec un nouveau type d'ambassadeur : les influenceurs. "Au sein de l'agence nous sommes complémentaires. Nous avons environ trois clients différents et nous pouvons intervenir dans un même temps sur la mise en place d'une interview, la gestion des plans d'actions dans la presse ou créer un événement."
Encore jeune, Damien n'a pourtant rien d'un débutant et développe ses propres techniques avec ses clients. "Je donne une importance primordiale à mon client. Je suis toujours en contact avec lui. Si une créatrice me pose une question à 23h, je lui répond. Si elle vient à Paris et ne me préviens que la veille, je fais tout pour qu'elle obtienne des interviews". Fatiguant ? " Non il suffit juste de jongler et de savoir répartir son temps."  Damien à besoin de challenge. En plus des heures à l'agence la jeune homme écrit. " Une autre passion que je n'abandonne pas".

Abandonner ? Jamais

La persévérance : l'une des forces centrale sur laquelle Damien revient auprès des étudiants. De la détermination mais également beaucoup de travail en amont sont exigés pour gravir les échelons. Personne ne vous attend : à vous des créer votre place. 
"Le système de la Mode comporte de nombreux acteurs qui sont là depuis longtemps, et qui tiennent à leurs places" 
Le message important : " La nouvelle génération ne doit pas être effrayée : la Mode change et les jeunes doivent participer à ce changement, à cette ouverture". 

Pour découvrir plus de métiers dans le secteur de la Mode, di design et du Luxe, rencontrer des professionnels et découvrir votre véritable vocation, Mode Estah se fait le doux gardien qui vous accompagne le long du chemin. 
La fin des défilés ? Une prédiction qui plus que jamais s'estompe face à la grandeur des shows qui ont eu lieu lors de la dernière Fashion Week parisienne (Saint Laurent au pied de la Tour Eiffel, Celine aux Invalides ou encore le tube d'écran futuriste de Balenciaga). Cet événement reste la vitrine première des créateurs pour exposer leur créations et vision artistique. Devenus de véritable shows, les défilés ne se regardent plus, ils se vivent. Si les réseaux sociaux ont permis la démocratisation des images des événements, ils ne remplacent pas l'événement. 
En Février se tiendra un nouveau défilé qui permettra d'apprécier les créations des élèves. Ce sont les étudiants en 3ème année Fashion Business qui prennent en charge son organisation.
Si les préparatifs restent un brin secret ( les étudiants jouent sur le suspens), c'est via quelques images et les réminiscences du défilé de l'année dernière que nous vous proposons de vous évader. 

Avec une formation orientée sur l'événementiel et le digital, les étudiants en Fashion Business doivent être capables d'organiser le défilé, mais également sa médiatisation et sa médiation sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, pour ne pas être éphémère, un événement doit être partagé sur le digital. Plus il sera partagé plus il deviendra inévitable, et désirable. S'ils sont chargés de mettre en avant les travaux des étudiants en cursus Modéliste-Créateur et Styliste-Designer, les étudiants en Fashion Business pensent la sublimation qui prendra cours lors de l'événement, mais également après. À l'heure actuelle, le milieu professionnel de la mode réinvente des manières de médiatiser l'instant pour le transformer en souvenir éternel. C'est sous cet angle que l'utilisation des nouveaux médias devient une force pour le défilé.




Alors plus que jamais, les étudiants de Mode Estah redoublent d'efforts afin de proposer un défilé inoubliable. En 2017, le défilé extrapolait un univers sportwear, panaché de robes de soirées dans une dynamique qui permettait au public d'assister à l'événement digne de vrais professionnels.




Construire les moadboards, choisir les tenues, définir les événements connexes, faire le casting des mannequins : autant de tâches méconnues du grand public, et pourtant indispensables pour tisser le rêve du défilé. Coiffeurs, maquilleurs et photographes sont centrales. Travailler avec autant de professionnels permet aux élèves d'être en immersion totale.

Accompagner les étudiants et leur proposer d'apprendre en leur offrant l'occasion de prendre en charge des événements tels que les défilés : soit des expériences formatrices pour forger des professionnels autonomes et pro-actives. La mode a besoin d'étudiants qui pensent et agissent: les deux étant les facettes indispensables d'une mode ou les paillettes n'évincent pas le travail.




 L'imprimante 3-D : un outil dont la maitrise devient indispensable pour tout créateur regardant vers l'avenir. Afin de placer l'innovation au centre de l'activité créative des élèves,Mode Estah propose un programme complet autour des innovations techniques. Sans être coupé des savoirs-faire traditionnels de la couture, les étudiants sont invités à s'ouvrir à une conception plus large de la mode. Entre futur et passé : la filière Design et Création ne peux plus se contenter de former des Modélistes, Stylistes et Designers, coupés des enjeux de leurs époques. 


Projet d'Aura ORI, étudiante à Mode Estah

Mode et innovations techniques : un vieux duo


Les innovations techniques jalonnent l'histoire de la mode et dessinent l'évolution des silhouettes. Ainsi comprendre l'introduction de nouvelles matières et l'arrivée de nouvelles techniques permet d'imaginer des manières originales de construire une collection. Si la succession des nouvelles techniques à permis le renouveau permanent des gardes-robes, certaines innovations sont devenues emblématiques. En 1916, le Jersey de Coco Chanel s'allie à un mouvement de libération du corps féminin. Au delà de l'introduction d'une matière textile nouvelle, c'est la redéfinition d'une silhouette qui s'opère à l'aube du XX ème siècle. Si le mot émancipation revient sur touts les lèvres, elle naît dans la force de contraintes budgétaires, puisque Gabriel Chanel incorpore le Jersey à ses créations - utilisé à l'époque pour les sous-vêtements masculins; en raison de difficultés à trouver de la main d'oeuvre. Ainsi, d'une contrainte budgétaire naît une nouvelle manière de créer, et de nouvelles habilitées techniques sont à acquérir.

En 2018, Coco Chanel utiliserait-elle l'imprimante 3D ?

Une question qui ne parait pas si incongrue. La place de l’imprimante 3D n’est plus à prouver dans la mode. D'ailleurs Karl Lagerfeld, l'utilise déjà chez Chanel. Depuis quelques années cet outil accolé au geek a quitté les bureaux de la Sillicon Valley pour se faufiler dans les ateliers de couture. 

Objet design réalisé par Etienne FAYOL, étudiant à Mode Estah


L'imprimante 3-D : Une étrange machine ?

L'imprimante 3D , une nouveauté? En réalité cet outils à déjà 30 ans. En 1984, Jean-Claude André dépose le premier brevet relatif à cet imprimante capable d'additionner des couches de polymères pour créer du volume. Elle fait ses début dans le champ de la Haute-Couture grâce à la créatrice Iris Van Herpen, connue pour placer les innovations techniques au cœur de sa démarche créative. La robe qu'elle présente lors de la Fashion Week de 2011 est citée comme l'une des 50 plus grandes inventions de l'année par le magazine The Times. L’initiative inspire rapidement d’autres créateurs comme Alexander McQueen.
Robe Haute-Couture réalisé grâce à une imprimante 3-D en 2011 par Iris Van Herpen



L'avenir de la confection en mode.

Écologie et sur-mesure : voici deux arguments de force qui donnent à l'imprimante 3-D toute sa légitimité dans une industrie de la mode qui ne peut plus éviter les questions de gaspillages. L'introduction de l'imprimante 3-D autorise les entreprises à ne plus avoir de stock. Les vêtements se créent au fil des commandes et ainsi rien ne part à la poubelle.

C'est également la promesse d'un sur-mesure démocratisé qui fait jour avec l'imprimante 3-D. La fin du vêtement mal taillé ? Un rêve encore limité puisque le coût de production fait que seul une clientèle privilégiée pourra avoir accès à ce nouveau luxe.

Projet d'Aura ORI étudiante à Mode Estah

Alors l'imprimante 3-D à encore des défis à relever : notamment assembler du coton ou de la soie. Cependant, le secteur bénéficie d'une extension qui devrait peser 8,4 milliards de dollars en 2020, selon le cabinet d'études américain Markets and Markets. 





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