Une nouvelle semaine de Haute-couture s'achève à Paris, ouvrant avec elle de nombreuses perspectives pour l'avenir de la création. Nouveaux matériaux, prouesses techniques, intégration du numérique, du Business et du Management, et mise en valeur des savoirs-faire traditionnels : un subtil alliage du passé et de l'avenir rythme les collections. Deux grandes filières se dégagent à Mode Estah, couvrant ainsi l'ensemble de la sphère d'influence du secteur Mode : la filière Design & Création et la filière Fashion Business. La filière Design & création prépare ses étudiants pour qu'ils s'adaptent au renouvellement constant des techniques et qu'ils puissent proposer des manières de réactualiser les traditions de la couture.

Un point sur les essentiels de la Filière Design Création au travers des tendances de la Haute-couture. 


 Inspiration : l'alliage nature et technique dans le travail D'Iris Van Herpen

Lors de cette Fashion Week, la créatrice Iris Van Herpen explore la relation entre technique et nature. La technologie est perçue comme un prolongement de la race humaine. Omniprésente, elle occupe et rythme nos quotidiens. Elle change l'expérience des créateurs, mais aussi des consommateurs de vêtements, sans pour autant se déconnecter des valeurs de la couture. Cette alliance est mise en avant dans le travail d'Iris Van Herpen. Au niveau textile, la créatrice propose un organza de soie transparent, plissé et enduit de liquide. 

Alors qu'ils présentaient leurs travaux, il était inévitable de noter la modernité des créations des élèves, qui n'ont pas hésité à combiner des tissus nobles avec des matières plus modernes.


Travaux deuxième année Mode Estah


Lors du défilé, l'innovation était également au coeur des travaux des étudiants, que ce soit au niveau des techniques ou de l'esthétique des silhouettes.





 Defilé Mode Estah, décembre 2017 

Inspiration : Quand Fendi redéfinit son image de marque

Pour sa dernière présentation, la maison Fendi change de nom. La maison de fourrure devient Fendi COUTURE. Un changement qui informe des nouvelles préoccupations qui animent les consommateurs du luxe. La protection animale, l'écologie... Le public du luxe s'est mondialisé, ainsi les sensibilités culturelles de chaque pays deviennent déterminantes pour ne pas créer des vêtements inadaptés. Consciente du changement de la donne internationale, l'école Mode Estah a su adapter son enseignement à la globalisation du marché : les élèves sont sensibilisés aux enjeux actuels du luxe. 




Apprendre la création, le design ?
Chaque maison possède ses propres tactiques pour intégrer les nouvelles préoccupations des consommateurs à son ADN. Pour pleinement donner sens à cela, Mode Estah choisit de plonger ses élèves en entreprise : par des stages ou de l'alternance, et en créant un programme de cours qui offrent de clés concrètes pour le travail en entreprise. L'école a été conçue comme un véritable microcosme de l'entreprise de mode, au sein duquel les étudiants des différentes filières, dans le cadre de leurs projets professionnels, peuvent expérimenter en temps réel la synergie de leurs compétences comme sur le marché du travail.

Les filières Design & création et Fashion business de l'école évolue : elles ne se contentent pas d'une définition passéiste de la couture et ouvrent les étudiants vers de nouvelles perspectives. 


Manon Renault
Journaliste mode



Dans la mode, savoir présenter son travail implique une capacité à le mettre en images. À l'heure actuelle, les modélistes, tout comme les stylistes doivent être à même de raconter des histoires à travers le vêtement. La plupart de ces histoires s'écrivent avec l'image. Déjà au début du XXème siècle, Paul Poiret exploitait les nouvelles techniques de photographie, mais aussi de cinématographie pour faire vivre ses collections et les diffuser outre-atlantique. En 2018, dans une société mondialisée, traversée d'images, en particulier dans la mode, Mode Estah ouvre ses étudiants aux techniques de la photographie. Retour sur les shootings des premières et deuxièmes années en stylisme modélisme.

La photographie : une technique à acquérir pour devenir un professionnel autonome

Si la photographie de mode est un métier à part entière, c'est aussi une aptitude à acquérir dès lors que l'on s'oriente vers le stylisme. Il faut connaître les équipements, les techniques. Il est indispensable de savoir utiliser les éclairages adaptés aux lieux des shootings, ou bien encore de conseiller les maquilleuses pour créer une image de mode. Une image qui reste dans la mémoire, une image qui deviendra, rétrospectivement une composante essentielle de la marque du jeune créateur.
 David Bailey, Guy Bourdin ou encore Irving Penn : autant de noms qui ont marqué de leur style les séries modes des plus grands magazines. Des personnalités dont le travail rend tangible les connexions entre la mode et divers domaines culturels : un bel exemple de l'ouverture professionnelle ouverte par le prisme de la mode.

Travaux des premières année : quand les murs de Paris se fondent au murs des studios photos

Pour donner image au thème "Les murs de Paris", les étudiants ont choisi de mettre en avant les tenues dans les conditions du studio photo. Soit, le premier lieu auquel il faut se familiariser pour découvrir l'art du shooting. Historiquement, c'est en studio que les premières photographies de mode naissent. Elles viennent illustrer des magazines tels que Vogue dès le début du XXème siècle et remplacent le dessin dans les années 1960.
Pour ces séries, les étudiants ont choisi de mettre le vêtement en avant.
La mise en scène reste sobre. Elle permet de se concentrer sur la tenue. 
Les mannequins sont photographiés de dos chez Kimberly et Emma. Clara choisit de ne pas faire apparaître le visage du modèle. Le vêtement reprend le centre des projecteurs. 


© GONNIN Clara

© NEBBOUT Emma


© PETIT Kimberley

Travaux des deuxièmes année : la photographie, un grand métier

Pour mettre en scène les collections créées sur le thème "Les petits métiers de Paris", les étudiants de deuxième année ne se sont pas limités à un type unique de mise en scène. Une composition en extérieure est proposée par Solène pour venir donner vie à la fleuriste. Un jeu de lumière remarquable où le regard de la mannequin masquée par l'ombre contraste avec le blanc de la tenue brodée de fleurs.
Morgane, Charlotte et Marie ont choisi le studio : chacune a su en exploiter un ressort unique.
En prenant la mannequin de dos, Marie choisit de mettre en avant les détails techniques qui font la valeur de la tenue. Morgane évoque les glacières que l'on croise dans les souvenirs de l'enfance. Les ballons jaunes sont des bulles de sérénité.
Charlotte choisit de faire un portrait. Cela permet d'évoquer une autre histoire de la photographie qui nourrit l'histoire de la mode: l'image documentaire. Walker Evans défendait une esthétique documentaire que l'on peut retrouver dans la mise en scène choisie par Charlotte, qui entoure son barbier des accessoires liés à sa profession.
© Glacière par Morgane PUGMAL
© Barbier par Charlotte CAMUS
© Forain par Marie JAMBOU

© Fleuriste par Solène VADCAR


Manon Renault
Journaliste Mode

En juin dernier, les élèves de première et deuxième année de la section stylisme modélisme ont eu l'occasion de présenter leurs créations à l'équipe enseignante, ainsi qu'à l'ensemble de leurs familles. Un moment important qui permet de revenir sur le chemin parcouru par chacun. L'exercice de la présentation est un premier pas dans le monde professionnel. Le moment où l'oeuvre rencontre le public : peut-être le point de départ d'une longue carrière.




  Une école, ça se vit hors les murs !

Comme toujours chez Mode Estah, l'affirmation du style personnel est encouragée. Dès la première année de formation, les élèves présentent leurs collections et se confrontent à la critique. L'objectif : défendre son travail et apprendre à communiquer au mieux dessus.
"Les murs de Paris" était le thème retenu pour les premières années. Ils ont investi avec pertinence la richesse de cette thématique, sans se poser de barrières. Des propositions remarquables où les murs sont évoqués par leurs textures ou leurs couleurs.
Pour certains, ce sont les grand murs - les murs intemporels qui s'érigent dans la mémoire - qui déclenchent l'inspiration. Pour d'autres, ce sont les murs qui sont devenus des toiles artistiques. Comme ceux du XIIIème arrondissement de Paris, devenus carrefour de rencontre des street artists. On murmure même que la styliste Agnès B. y ouvrira sa prochaine galerie.

À chacun sa vision des murs parisiens !


Des murs de Banksy aux édifices du patrimoine, les élèves ne se sont pas dressés de murs, et n'ont pas fait le mur. Les jeux de mots sont faciles. Concevoir et présenter une tenue finie dès la première année, beaucoup moins !


Les élèves de première année face au jugement de leurs professeurs. 


Laisser parler les petits métiers !

Un créateur : quelqu'un qui dessine, analyse les images, travaille les textures, déconstruit et reconstruit les vêtements. Un grand créateur ? Une personne avertie, qui avance, main dans la main avec tout une équipe. Quelqu'un qui sait percevoir la richesse dans les moindres choses : les échanges avec un commerçant, le sourire d'un artisan. Quelqu'un qui traduit les émotions d'une époque en vêtements. Dans la mode, il n'y a pas de grands ou de petits métiers, juste de jolis titres. Chez Mode Estah, les élèves le comprennent vite. En travaillant autour des petits métiers de Paris, les étudiants ont aiguisé leur regard. Il ont appris à observer. Les "petit métiers" d'antan, ceux qui ont disparu, mais aussi les nouveaux petits métiers qui se développent... Tous sont des ressources de savoir, tout comme cette promotion qui a rendu un bel hommage à ce thème.





 Mode Estah n'est pas une école qui restreint les élans créatifs de ses élèves. Le parcours styliste modéliste permet à chacun de se découvrir- un parcours qui fait tomber les murs, et enseigne qu'il n'y pas de "petits métiers".


Manon Renault
Journaliste mode



À l'occasion de la Fashion Week Masculine, Mode Estah vous propose de revivre son défilé de fin d'année. Un événement qui s'est tenu à la mairie du Xe arrondissement de Paris en décembre dernier. En apprenant à travailler en équipes, les élèves ont pu donner naissance à ce show unique. Un challenge formateur, qui permet à chacun de mettre en avant ses capacités et d'apprendre à composer avec celles des autres. Stylistes, modélistes, attachés de presse : autant de métiers qui ne fonctionnent pas de manière isolée. Ils existent dans un ensemble d'interactions - dont le fruit sont des créations, des événements qui transportent le public.

Créer un défilé : le signe même du professionnalisme ? 




Au fil du temps, les écoles de modes ont adopté la formule du défilé. Une vitrine efficace pour montrer à la fois les capacités de l'école et exposer les travaux des élèves. Le bémol : ce sont majoritairement les travaux des étudiants issus des filières stylistiques sur lesquels les événements se concentrent. Mode Estah pense autrement. Bien souvent, certains rouages des défilés sont méconnus des élèves - la communication, les procédures de location des lieux, la mise en place d'un buffet. Des activités connexes qui sont autant d'éléments qui déterminent la qualité du défilé. Danielle Mechali, directrice de l'école,  replace constamment l'humain au centre de sa pédagogie. Plutôt que de former des créateurs isolés, elle décide d'accompagner les élèves dans la construction de leur rêves. Pour cela ils sont invités à réfléchir à des problèmes concrets. Pour découvrir les aléas propres aux professions de la mode, l'oeil des enseignants et des professionnels deviennent des armes précieuses. Apprendre à créer avec les contraintes économiques : une nécessité. 



Les défilés dans l'actualité

À l'heure des réseaux sociaux, certains journalistes annoncent la fin des défilés. L'argument principal : sur Instagram, chacun peut assister en direct aux événements. Cependant, le vêtements photographiés ne sont  que des images, qui ne permettent pas d'apprécier la richesse des matières ou de certains détails. D'un créateur à l'autre, les média sociaux prennent plus ou moins de place dans les défilés. Chez Mode Estah, les élèves sont sensibilisés à ces questions. Les défilés demeurent des vitrines importantes pour tout créateur. Ce sont des ingrédients essentiels qui permettent à la mode d'être aussi un rêve.


À Mode Estah, le rêve s'est décliné dans un film en noir et blanc, ou le sportwear côtoie le tailloring au son de "Sweat Dream". 









Manon Renault,

Journaliste


Depuis 8 ans, l'école Mode Estah organise son "Concours Jeunes Talents".  C'est un véritable tremplin pour les jeunes passionnés par les métiers de la mode, il s'agit d'un premier pas dans la vie professionnelle. Après avoir composé un dossier créatif, 30 finalistes sont sélectionnés pour présenter leurs réalisations devant un jury de professionnels. À la fin, les candidats dont la passion et l'application auront su convaincre le jury remportent des prix allant de 2470  à 10 200 € 
Croquis de Meziane Maroi


Talent d'ici et d'ailleurs

Issus des filières BAC Pro mode, ou de filières générales et technologiques, les candidats ont su faire preuve d'originalité. Pourtant le thème, par son apparente simplicité, pouvait vite se transformer en piège pour un créateur novice. Paris : un sujet classique ? 
Capitale de la mode, vitrine du savoir-faire, Paris est la ville gardienne de la haute-couture, et un berceau international de la créativité. Elle traverse les époques sans prendre une ride. Ses charmes attirent les talents du monde entier, qui rêvent d'y présenter leurs créations. Mode Estah a choisi un sujet de taille : un débutant peut vite se retrouver submergé s'il ne possède pas une forte personnalité. Chaque candidat a su trouver son talisman pour ne pas se perdre dans le dédale parisien. Ils ont présenté au jury des créations d'une grande qualité esthétique. Comme la robe de Jordan Malherbe qui décline dans les nuances blue jean moderne, un modèle intemporel.



Le concours : le meilleur moyen de percer dans la mode ? 

Le concours fait office de tradition dans le secteur de la mode. Il a permis aux plus grands créateurs de notre époque de se faire une place sur la scène parisienne. À environ 15 ans, Karl Lagerfeld s'installe à Paris et participe à un concours de talents qu'il remporte grâce à un manteau jaune. Face à lui, son futur rival, Yves Saint Laurent, remporte le prix dans la catégorie "robe". Nous sommes alors en 1954, et cette histoire semble anodine. Pourtant elle est le point de départ de toute notre culture mode. En 2018, le champ créatif est de plus en plus vaste. Chacun doit apprendre à y naviguer, tout en gardant sa signature stylistique.
 C'est vous, élèves, passionnés, qui en vous affirmant écrirez un bout l'histoire. L'école et les professionnels qui la composent sont là pour vous aiguiller, nourrir votre passion et écouter vos besoins face à un monde en perpétuel changement. Mode Estah vous accompagne. Il ne s'agit pas de vous transformer en futur Monsieur Lagerfeld, mais de vous aider à affirmer pleinement votre style.


Que retenir du cru 2018 ? 

Célia Lozé











La Tour Eiffel, le Pont des Arts, le Louvre : l'architecture des grands monuments qui décorent la capitale auront su inspirer les élèves. Des symboles plus cocasses comme la baguette de pain, révèle tout un travail sur les couleurs et la texture des tissus. Les nuits parisiennes sont également à l'honneur. Entre Pigalle et le Pont des Arts, les cœurs perdus se consolent dans le rouge incandescent. 
Coleen Dubus
Croquis de Noémi Lemée (2ème prix)
     

Elisey Argirov (3ème prix)et Aufrey Boillot (1er prix) conjuguent technicité et esthétisme avec des modèles remémorant l'ingéniosité d'un Paco Rabanne et la culture d'un Yves Saint Laurent.


Elisey
Audrey Boillot

 Le vêtement est la première manière de se dire aux autres. Les créateurs sont essentiels dans ce procédé : alors participez au Concours Jeunes Talents en 2019 et exprimez-vous !




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